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L’Observatoire Arabe du Journalisme (AJO) à la conférence Suisse-Méditerranée à Lugano

L’équipe de l’Observatoire Arabe du Journalisme (AJO) a participé au séminaire «L’économie, un pont sur la méditerranée ? Nouveaux horizons» organisé les 26-27 janvier 2017 par l’Université suisse-Italienne (Università della Svizzera italiana) à Lugano (Suisse).

De nombreuses personnalités des différents pays de la méditerranée ont participé à cette rencontre de haut niveau. Du côté tunisien, on a enregistré notamment la présence du Pr Mohamed Haddar (Professeur des Université Tunis El Manar et Président de l’Association des économistes tunisiens), ainsi que de M. Khalil Laabidi (Directeur Général de l’Agence de promotion de l’Investissement Extérieur) et de  M. Naoufel Ben Rayana (Co-fondateur et Directeur général de Radio Express FM) aux côtés d’autres chefs d’entreprises.

Ce séminaire a mis l’accent sur les échanges économiques entre la Suisse et les pays du Sud de la Méditerranée, dans un contexte en forte mutation politique et sociale. Les débats organisés au sein de quatre ateliers ont été intenses, notamment au sein de celui qui a été consacré au rôle des médias.

Après avoir questionné la thèse  de «la toute puissance des médias», les participants ont relevé  le rôle crucial des médias pour donner une bonne image du pays, sachant que la propagation des rumeurs et des fausses informations a un impact social et économique plus grave dans les pays du Sud. C’est la raison pour laquelle les participants ont critiqué certains médias occidentaux qui ont tendance à renforcer les stéréotypes, en se limitent à couvrir le monde arabe seulement à l’occasion d’événements dramatiques, tels que les attaques terroristes. A l’inverse, les médias arabes continuent de leur côté à reproduire des discours de «victimisation» à l’égard de  l’occident et de minimiser la responsabilité de leurs propres pays.

Le rôle majeur joué par les médias sociaux depuis le déclenchement du «Printemps Arabe» a été rappelé et les panélistes ont discuté des avantages et risques de ces nouveaux supports. Les ateliers consacrés  à l’économie ont été riches en analyses et recommandations. Le développement de la coopération horizontale Sud-Sud a été fortement recommandé, en tant que pas vers une meilleure intégration économique régionale.

Ensuite, on a mis l’accent sur le rôle du secteur privé doit être développé par le biais des partenariats privé-privé de part et d’autre de la Méditerranée, à condition que les partenariats soient durables, équitables, privilégient la création de valeur ajoutée en local et assurent la formation des cadres locaux par différents moyens (formation universitaire, postes à l’étranger, alternance…). Une préoccupation demeure cependant,  c’est le problème des visas pour les jeunes en formation. Plusieurs secteurs économiques ont été sujets de ce débat riche et fructueux, notamment le secteur du tourisme, en présence de quelques représentants de ce secteur notamment M. Souheil Chaabani (Directeur de l’Office du Tourisme à Milan).

Pour aider ce secteur et proposer des co-investissements, les experts présents  pensent qu’il faut mobiliser les grands groupes hôteliers comme force de proposition pour redéfinir le secteur en Tunisie et en Algérie, développer des petits investissements, recycler les hôtels inutiles (en maisons de retraite par exemple) et développer les services connexes à cette activité.

De même, tout le monde a signalé le rôle majeur joué par les médias sociaux dans le monde arabe depuis le déclenchement du «Printemps Arabe». L’information se trouve de nos jours partout, ce qui rend la propagation des rumeurs assez rapide. Ainsi l’économie du pays risque d’être touchée, quel que soit le domaine d’activité, une fois que la confiance des investisseurs soit perdue.